Crise d’eau à Conakry : La SEG a fait quoi des 90 milliards GNF en 2018, s’interroge le ministre Taliby Sylla

Conakry, Guinée : C’est comme un parfum de détournement ou de mauvaise gouvernance qui sent au niveau de la Direction générale de la SEG (Société des Eaux de Guinée), en croire la dernière sortie du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, dénonçant la pénurie d’eau persistante dans les quartiers de la capitale Conakry. Cheick Taliby Sylla se dit très «déçu » de l’exploitation des stations de pompage d’eau de la SEG à Conakry, comme l’écrit nos confrères de Guinéematin qui ont été sur les pas de l’ancien DG de la SEEG à Kobaya et à Kakimbo, dans la commune de Ratoma. Ce n’est pas un secret. Les bidons d’eau de 20 litres sont encore célèbres dans les quartiers de Conakry. Ceci est symptomatique de la pénurie d’eau à laquelle les Conakrykas restent confrontés. Les citoyens, mais surtout les médias n’arrêtent guère d’attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur cette situation qui perdure dans la capitale du pays qualifié de « Château d’eau de l’Afrique de l’ouest ». «(…) l’année 2018 seulement, 90 milliards GNF ont été envoyés à la SEG pour faire face à ces problèmes d’exploitation » se défoule le ministre de l’Energie, tutelle de la société des eaux de Guinée. En visite de terrain, Cheick Taliby Sylla semble ne pas comprendre la léthargie de la direction générale de la SEG face à cette situation du moins incompréhensible. Les stations de pompage d’eau de Kobaya d’une capacité de 8000 mètres cube tout comme celle de Kakimbo, de plus de 10 000 mètres cube, ne semblent pas fonctionner à la satisfaction du ministre de l’Energie, ancien responsable de cette société. Au directeur général de la SEG, Mamadou Djouldé Diallo de s’expliquer sur ce manque de performance de son entreprise à Conakry, comme l’a d’ailleurs signalé le ministre. Au moment où l’inspection générale d’Etat publie des rapports accablants de la gestion des entreprises publiques, à l’image de l’OGC, de la Lonagui, de l’OPG etc…, des voix s’élèvent à intégrer les institutions qui gèrent des secteurs de l’eau et du courant. La défaillance de ces dernières impactent directement la vie du citoyen lambda. En attendant, pour se procurer de la denrée devenue un luxe pour assez de quartiers de la capitale, les femmes surtout tirent le diable par la queue.

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